Découvrez le guide détaillé de tous les parcours de golf situés dans la région Nouvelle-Aquitaine . Vous pouvez laisser un commentaire, un vote ou une anecdote sur tous les golfs présents dans l’annuaire du golf
S'il est des lieux où golf et nature vivent en parfaite osmose, le golf du Coiroux en est un des exemples types. Ici, en 1976, l'architecte Hubert CHESNEAU a mis tout son talent et son savoir, utilisé toutes les ressources et facettes naturelles du terrain, pour créer un parcours digne des plus beaux terrains de golf de l'hexagone.
Parcours 18 Trous de 5433 mètres complété d'un parcours 9 trous Compact de 1098 mètre, également homologué Pitch & Putt, est le seul golf 27 trous du Limousin.
Tracé au milieu d'un parc naturel de 165 ha, ces terrains qui bénéficient d'une nature de sol exceptionnelle sont jouables pratiquement toute l'année.
En venant joueur au Coiroux, outre la découverte d'un parcours très technique et très bien entretenu, vous ferez aussi la découverte d'une région qui a pris soin de préserver l'exceptionnelle richesse d'un patrimoine historique, culturel et écologique.
Parcours 18 trous
Ce par 70, qui vous paraîtra bien plus long que ses 5469m, serpente au cœur d'une nature certes très généreuse, mais qui ne vous rendra pas pour autant facilement toutes vos balles.
Pentes, contre-pentes, dévers, forêts, eau et autres bunkers vous feront sortir tous vos clubs du sac, jouer tous les coups de golf que vous connaissez et vous obligeront à allier tout autant technique que tactique pour scorer au mieux sans trop vous égarer.
Parcours Compact
Inauguré en 1994, le compact 9 trous, parfaitement dessiné par Jean François Encuentra, n'est pas simplement un terrain pour débutant.
C'est un véritable parcours qui rassemble tous les coups de golf, où la forêt et l'eau sont bien présentes, avec fairways parfaitement dessinés et entretenus et des et roughs assez denses, où même les indexes les plus bas aiment à venir se ressourcer lorsqu'ils sont en périodes de doutes.
Le golf de La Palmyre est certainement un des plus beaux 9 trous de la côte Atlantique.
Il est situé à côté du Club Med de la Palmyre.
Le golf a été dessiné au coeur d'une somptueuse pinède entouré de villas contemporaines en lisière du parcours.
Vues imprenables sur l'océan et les plages de l'Atlantique, un golf qui regroupe à la fois des aspects links à l'écossaise et parcours cibles typiquement américain.
Vous serez également séduit par la qualité exceptionnelle des greens et des fairways à l'entretien parfait
Le golf de La Palmyre est un parcours 9 trous, par 36, pour environ 2 892 mètres. Il dispose également d'un practice de 35 postes dont 10 à étages, 10 couverts et 15 Power Tee.
Cet endroit réjouira les golfeurs les plus assidus, ainsi que les néophytes.
Un endroit rare!
Amoureux de la nature, l’immersion totale est garantie ! Le golf de Bordeaux Villenave-d’Ornon est situé à seulement 15 minutes du centre-ville de Bordeaux (désormais à 2 heures de Paris par TGV). Construit sur le domaine de Geneste, le golf de Bordeaux vous plonge dans un environnement préservé où faune et flore vous offrent un instant privilégié.
Il est réalisé sur une emprise foncière de 100 hectares, dont 70 hectares sont conservés en espaces naturels.
Historique
La conception, et l’architecture sont signées par l’architecte Michel Niedbala. Le Ugolf Bordeaux Villenave-d’Ornon est ouvert depuis le 2 septembre 2017.
Parcours
Son parcours vous séduira par son tracé, ses greens imposants judicieusement défendus par de grands bunkers
18 trous : Par 72 d’une longueur de 5901 mètres des départs arrière. Ce parcours comblera aussi bien les débutants que les joueurs confirmés grâce à ses 7 tees de départs;
9 trous : Par 36 d’une longueur de 2987 mètres des départs arrière. Aller ou Retour du Parcours 18 trous.
Zones d’entraînement
La structure d’entraînement et de découverte du Golf est l’une des plus novatrices de la région !
Practice : Practice sur eau, 45 postes dont 30 couverts.
Putting green
Chipping green
Grand Bunker d’entrainement
Niché au cœur des Vallons Pyrénéens du Pays-Basque sur la commune de Souraïde entre St Pée sur Nivelle et Espelette,le Golf rustique Epherra vous accueille dans son environnement d'exception.
C'est un parcours technique de 18 trous que l'on peut qualifier de parcours champêtre et proposant de nombreux dévers.
Ses fairways de qualité et ses greens bien défendus vous offre un challenge golfique et une balade agréable.
On y apprécie son cadre de verdure, la douceur de ses courbes et quelques particularités…
Seul ou à plusieurs, en famille, en groupes, quel que soit votre niveau vous apprécierez du Golf Epherra l'accueil, la simplicité et le professionnalisme de ses hôtes.
Le Golf Mazières-en-Gâtine Le Petit Chêne se situe dans la commune du même nom au Centre-Ouest de la France dans le département des Deux-Sèvres en région Nouvelle-Aquitaine.
Le parcours 18 trous
Entre étangs et arbres centenaires, le golf Bluegreen Mazières-en-Gâtine vous séduira par son cadre enchanteur et ses greens aux formes variées. Créé en 1986 par l’architecte Robert Berthet, le parcours 18 trous aux 37 bunkers stratégiquement placés déploie ses greens et fairways au cœur d’un parc boisé de 70 hectares.
Les zones d'entraînement
Putting green
Pitch & Putt de 6 trous
Zone de practice de 30 postes
Chipping green
A la belle saison comme en hiver, vous profiterez d'un parcours vert et agréable. Vous pourrez aussi vous initier au "foot golf", cocktail idéal pour les amoureux de sport, de convivialité et de nature.
A découvrir en famille ou entre amis, le Golf Mazières-en-Gâtine Le Petit Chêne est un lieu atypique qui séduira tous les amoureux du sport et de la nature. Profitez ensuite d’une pause pour goûter au plaisir d’un déjeuner ou d’un séjour raffiné au château l’Alexandra Palace.
Le golf de La Jonchère se situe au cœur d’une propriété de 120 hectares.
La Jonchère est le seul 18 trous de la Creuse. C’est un écrin de verdure dans la campagne, agrémenté de chênes centenaires et d’un superbe panorama sur les Combrailles.
Tracé en 1988 par l’architecte Jean-Louis PEGA, le parcours saura vous séduire par ses trous variés, avec un aller technique autour du plan d’eau et un retour caractérisé par ses longs fairways. Le parcours est accessible aux golfeurs expérimentés ou débutants.
Vous serez toujours les bienvenus à La Jonchère, golf associatif où l’accueil et la convivialité sont les maitres mots. Le golf de La Jonchère vous propose un parcours de 18 trous par 72 sur 6060 mètres. Vous apprécierez son parcours écologique, plein de charme avec ses arbres séculaires, ses obstacles d’eau et vous prendrez plaisir à jouer dans un cadre et une nature préservée.
Conçu il y a plus de 30 ans, le Golf d’Agen Bon-Encontre déploie ses greens et fairways sur une distance de 2440 mètres pour offrir un charmant parcours de 9 trous. Il se situe sur les coteaux surplombant la ville d’Agen, dominant la vallée de la Garonne. Ainsi, par temps clair, il offre une vue imprenable sur la chaîne des Pyrénées.
Parcours technique et de qualité, il propose un challenge golfique intéressant. Ses différentes aires de départ combleront les golfeurs de tous niveaux. Le calme du site séduira également les amoureux de la nature en quête d'une belle balade sportive.
L’accueil et la convivialité caractérise parfaitement le golf d’Agen Bon-Encontre. Ainsi, ce club ouvert toute l’année mérite que l’on fasse un détour pour le découvrir.
Ancré depuis 1986, sur le resort de Moliets, au coeur de la forêt de pins des Landes, en bordure de l’Océan Atlantique, le golf de Moliets est l'œuvre de Robert Trent Jones Sr. Deux parcours de golfs se dessinent dans un cadre naturel, pour permettre à chacun, petits et grands de s’adonner ou de se familiariser avec le golf.
Le site d’environ 84 ha offre 27 trous qui constituent autant de challenges que de paysages différents, mais aussi des zones d’entraînement aussi nombreuses que variées ... Ainsi, joueurs professionnels et joueurs amateurs se côtoient tous les jours sur ce parcours d'Aquitaine.
Toute l’année de nombreuses compétitions permettront à chacun d’obtenir son premier classement, de l’améliorer mais aussi de découvrir le parcours de Moliets.
Le golf de Moliets est ouvert toute l’année au public, aux abonnés et aux joueurs de passage ayant de préférence un index maximum de 30 pour jouer le parcours 18 trous.
Le Golf de Moliets en quelques chiffres
un parcours 18 trous international FORET+OCEAN: 6286 m par 72
un parcours 9 trous AIRIAL : 1855 m par 31
Service chariots : parc de 30 chariots,
Location voiturettes : parc de 36 voiturettes,
1 Practice avec une tee-line d’environ 30 postes extérieurs et 10 couverts ouverts au public et permettant un entraînement par tous les temps,
3 putting greens permettant de travailler entre autres les coups d’approche.
2 bunkers d'entrâinement sur le practice du Club-House.
Inauguré en 1993, le golf 18 trous de Brive-Planchetorte déploie ses greens et fairways dans un cadre enchanteur. Il se situe à proximité du centre-ville, du croisement autoroutier, du lac du Causse et de l’aéroport.
La vallée de Planchetorte est le cadre naturel verdoyant dans lequel s’inscrit le parcours du Golf Club de Brive Planchetorte
.Les forêts environnantes et le paisible écoulement du ruisseau « Planchetorte » apportera une douce quiétude à votre partie de golf .
Le Parcours
Parcours technique, le golf municipal de Brive-Planchetorte est un par 72 qui affiche un slope de 149 des boules noires. Chaque golf a son trou « signature », dont on parle en priorité. Si les trous marquants sont nombreux sur ce parcours, le trou n°13 pourrait être celui-là, avec son green lové entre le ruisseau et une majestueuse grotte, à moins que le trou n°6, trou stratégique par excellence, inscrit entre la pièce d’eau, les chênes et le ruisseau soit l’heureux élu ; Les golfeurs en décideront.
Du fait de la topographie du site et de l’étroitesse de la vallée, plus de la moitié des trous du parcours longe ou traverse le ruisseau de « Planchetorte ». C’est cette présence de l’eau qui contribue à donner au parcours sa difficulté et son intérêt.
Zones d'entrainement
1 putting green
2 zones d’approche avec bunkers
1 practice couvert (13 postes)
A 10 minutes du Futuroscope, dans la Vienne, entre Poitiers et Châtellerault, venez relever un défi sportif sur le golf du Haut-Poitou ! Arpentez ces 18 trous qui ne vous laisseront certainement pas indifférents. Entre partie boisée, à flancs de coteau et partie avec obstacles d’eau, découvrez ce parcours d’exception, dessiné par Harold J. Baker, offrant une vue imprenable sur le Lac de Saint-Cyr.
A chaque niveau son parcours
Pour les plus novices d’entre vous, le parcours de 9 trous et le parcours de pitch & putt répondront sans aucun détour à vos hésitations : idéaux pour l’initiation et la découverte, ils demeurent également d’excellents parcours d’entraînement pour les joueurs confirmés.
Le parcours de 18 trous
Le Golf du Haut-Poitou se caractérise par un parcours de 18 trous technique parmi les meilleurs de France, terre d’accueil d’un Open International de golf pendant 13 ans. Un véritable plaisir pour les golfeurs qui apprécieront la diversité des trous et les vues imprenables sur le lac de Saint-Cyr.
Le parcours de 9 trous
Le parcours de 9 trous et le pitch & putt sont idéaux pour l’initiation et la découverte.
Entre la Livenne et les pins, le golf de Montendre est un 9 trous verdoyant au parcours accessible pour tous et qui présente un vrai intérêt golfique. 1831 mètres par 31 - Pitch & Putt homologué FFG.
Le parcours Pitch and Putt
Le parcours est inscrit dans un parc où chemine un petit ruisseau et des fairways ponctués de quelques plans d’eau et de végétaux où se mêlent pins maritimes, chênes pédonculés et châtaigniers. C'est un parcours rustique et chaleureux qui séduira aussi bien le joueurs débutants que les golfeurs confirmées. Rien ne sera joué avant le neuvième trou ! En effet le trou 9 est un petit Par 3 en île d'une centaine de mètres qui animera parfaitement vos parties de Match Play en famille ou entre amis .
Bref, un golf ludique et convivial parfait pour le petit jeu.
Dessiné par le célèbre champion de golf français Jean Garaïalde, le Golf du Cognac a été ouvert en 1988.
Le parcours vallonné, au milieu des vignes et des bois, se situe en bordure de la Charente, à 7 kilomètres du centre-ville de Cognac.
Le Golf du Cognac, qui s’étend sur 60 hectares, comprend un parcours 18 trous par 72, un parcours 6 trous, un grand practice et 2 putting greens.
Le club-house, qui est une vieille ferme restaurée, permet de faire des réceptions dans un cadre exceptionnel avec une grande terrasse panoramique ouverte sur le trou n°18.
Conditions d'accès au parcours:
Licence obligatoire
Carte verte obligatoire
Le golf d’Arcangues se situe dans la commune du même nom dans le département des Pyrénées-Atlantiques en région Nouvelle-Aquitaine. Limitrophe de deux communes qui jouissent d’une ouverture sur l’océan Atlantique, Biarritz et Anglet, il déploie ses greens et fairways dans un relief vallonné
En séjour dans le Pays Basque ou natif de la région, venez découvrir ce parcours 18 trous et sa vue imprenable sur la chaîne des Pyrénées. Entre montagne et océan, ce parcours paisible se distingue par ses nombreuses dénivellations naturelles.
Une histoire de Famille
Le Golf d'Arcangues a été créé dans les années 90 par les frères Guy et Jean d'Arcangues. Dessiné par l'architecte américain Ronald Fream, Il fait partie de la deuxième génération des parcours de la Côte Basque. Propriété familiale depuis 1150, les frères Guy et Jean d’Arcangues ont décidé de transformer des terres agricoles en terrain de golf. Le résultat obtenu est celui d’un parcours vallonné, très amusant et juste.
Lieu de prédilection des golfeurs professionnels, un centre de petit jeu voit le jour en 2011. On y voit régulièrement des joueurs tels que Grégory Bourdy, Romain Wattel, Edouard Espana et Benjamin Hébert sous l’œil rigoureux de leur entraîneur.
Le Golf d’Arcangues est aujourd’hui un site homogène autour d’un environnement préservé où règne une ambiance chaleureuse et conviviale.
Un superbe parcours 18 trous au coeur du Pays Basque
Situé au coeur du Pays Basque, avec sa vue dégagée sur les Pyrénées, le parcours du Golf d'Arcangues sait séduire les golfeurs de tous niveaux. Après s'être délecté des paisibles vues sur la campagne basque à l'aller, vous profiterez au retour de trois trous encerclant le Château d'Arcangues, avant de longer le fameux cimetière abritant la tombe de Luis Mariano. Les efforts consentis pour arriver au green du 16 seront récompensés par un panorama sur le massif de la Rhune et l'Océan Atlantique.
Le Golf de Royan dispose d'un remarquable parcours de dix-huit trous. Il se déploie au milieu des pins, épousant des dunes naturelles, au coeur de la forêt de la Coubre.
Dessiné par Robert Berthet et ouvert en 1977, ce par 72 de 6 005 m d’un SSS de 139 (depuis les départs blancs) longe les dunes du bord de mer de Saint Palais. Ce n’est pourtant pas un links mais bien un parcours en forêt. Peu de roughs mais des arbres très présents.
Aujourd’hui le golf est géré par une Régie Autonome municipale, qui travaille en parfaite harmonie et en partenariat avec le ROC Golf (association sportive du golf). Ainsi, le golf de Royan, reconnu aujourd’hui nationalement continue de croître et prospérer.Améliorant sans cesse la qualité tant de son parcours que de ses prestations, avec le souci premier de donner satisfaction à la grande famille des golfeurs, membres et joueurs de passage.
Le Golf de Royan en quelques chiffres
750 abonnés,
Près de 15000 green-fees
15 équipes engagées dans les différents championnats.
1 équipe senior en 1ère division nationale
1 école de golf qui accueille 50 jeunes
plus de 50 compétitions organisées sur place
1 Académie
Des jeunes qui disputent les phases finales des championnats de France…
Et tout cela sur un terrain reconnu comme l’un des plus beaux parcours de golf de la façade atlantique !
Histoire du Golf
C’est en 1960 qu’est né le Golf Club de Poitiers construit par l’armée américaine autour d’un hôpital et de la base militaire. C’est le temps du développement des stations de radio amateur, des clubs services, et pour Poitiers, du golf. Après le départ des américains, le golf a connu plusieurs années de turbulences jusqu’à la prise en main par l’Université grâce à Denis Roch et Danièle Barthès.
Ainsi, en 1994, le Golf Universitaire de Poitiers voit le jour sous le nom de Centre Golfique des Châlons. De formation de professeurs d’Education Physique et Sportive en mobilisation d’élèves du collège France Bloch-Sérazin, le Centre Golfique des Chalons acquiert une belle notoriété en partenariat avec les collectivités locales et l’Université.
En septembre 2014, l’Association du Centre Golfique des Châlons prend un nouveau départ, avec un Conseil d’Administration présidé par Alain Rivière. En 2017, l’Association du Centre Golfique des Châlons devient GOLF DE POITIERS-CHÂLONS mais garde pour mission de gérer et d’animer les installations de ce site dont Grand Poitiers est propriétaire.
Installations golfiques
Outre un parcours de 9 trous, avec 18 départs, le Club propose plusieurs espaces d’entraînement pour accueillir les scolaires, les étudiants et les membres du club (practice, putting green, zones d’approches, parcours adaptés aux plus jeunes).
Le Golf de Poitiers-Châlons se définit comme un outil d’apprentissage du JEU DE GOLF pour les débutants comme pour les joueurs confirmés. Il est, de ce fait un acteur majeur dans la démocratisation du golf en France.
Il est accessible aux joueurs extérieurs (membres et joueurs occasionnels) à des conditions plus que favorables (prix, qualité d'entretien, situation géographique privilégiée [5mn du centre-ville]).
Le personnel se fera le plaisir de vous accueillir au club house tous les jours de la semaine,
Le golf français est né au XIXème siècle au Pays Basque, sur une bande de terre vallonnée, coincée entre les Pyrénées et l’Atlantique, et copieusement arrosée par les pluies océaniques. « Faux, rétorquent les historiens pointilleux. Les premières swings maladroits remontent à 1856, année de l’inauguration du golf de Pau, premier parcours d’Europe continentale ». Certes, les premiers golfeurs de l’Hexagone furent Béarnais ou … plutôt sujets de sa gracieuse majesté, la Reine de l’Empire Britannique. Mais, trente à quarante ans plus tard, c’est sur les rives de la Nive que le golf fut porté à son apogée.
Les gens de bonne famille et les officiers en garnison dans la capitale du Béarn n’avaient joué qu’à un aimable jeu de société, les Basques l’avaient transformé en sport à part entière. Pour le comprendre et le domestiquer, ils s’étaient appuyé sur leurs traditions. De l’affrontement avec les taureaux dans l’arène, il avaient acquis la stratégie, de la pelote l’amplitude dans le swing et des jeux de force basque la puissance au drive.
En un siècle, les Basques ont écrit les plus belles pages du golf français. D’Arnaud Massy à Marie-Laure de Lorenzi, les enfants de Biarritz et de Saint Jean-de-Luz ont rapporté dans leurs clubs les titres les plus convoités. Sur les murs des clubhouses, les photos jaunies gardent les traces de ces joutes golfiques. Dans les vitrines, les trophées en argent brillent de tout leur éclat.
Car le Pays Basque est fier de ses champions. Fier de la volonté et du courage de ses enfants qui transportèrent à travers le monde cette chaleur humaine, héritée des travaux éreintants dans les champs et des longues courses en mer. Fier de ces hommes vigoureux qui portèrent le sac de golf des familles riches en villégiature à Biarritz et qui, le soir tombé, frappaient dans des balles en mauvais caoutchouc à la lumière des bougies.
Le soir, ces caddies d’un autre âge se retrouvaient dans les cafés et, tout en empoignant de leurs mains calleuses les verres d’lrouléguy, entonnaient des chants repris en choeur par une fraternité joyeuse.
Le matin, ils reprenaient le chemin du golf de Biarritz-le-Phare sur les falaises de la Chambre d’Amour. Là, près de la cabane du caddy-master, ils attendaient les golfeurs, leurs clients d’un jour. En hommage à ces pionniers, ce golf centenaire dressa sur l’allée de graviers qui mène au clubhouse une statue à Arnaud Massy, ancien caddy et seul Français à avoir remporté, en 1907, l’épreuve suprême, l’Open britannique sur le terrible links de Hoylake, en Angleterre. Attirant la convoitise des fervents admirateurs de ce champion, le modeste bronze disparut une nuit de son piédestal. Scandalisé par ce geste sacrilège, le comité du golf refit exécuter sur le champ une copie à l’identique.
Crée en 1888, Biarritz-le-Phare est l’exemple même de ce qu’étaient les golfs, au siècle dernier. Dessiné par l’architecte anglais Tom Dunn puis légèrement remodelé par H. S. Colt, le parcours, rattrapé aujourd’hui par la ville, est court, 5.376 mètres seulement, et ses greens sont minuscules. Tout le contraire de l’architecture américaine qui a envahi l’Hexagone dès les années 70. A Biarritz-le-Phare, les plus téméraires n’hésitent pas à vouloir attraper certains greens de par 4 avec leur driver, en un coup. A leurs risques et périls. Car les bunkers judicieusement placés sont nombreux à engloutir les balles capricieuses entraînées dans leur course par les vents de l’Atlantique.
Hommage ou coup de génie, ce golf est aujourd’hui jumelé avec Augusta, en Georgie (États-Unis), la ville la plus célèbre au monde des golfeurs après St Andrews. Celle qui reçoit chaque année au mois d’avril sur le parcours d’Augusta National, le Masters, un des quatre tournois majeurs. Dans la vitrine du restaurant du clubhouse de Biarritz-le-Phare, le drapeau jaune de l’Augusta National, rapporté témoigne de cette filiation prestigieuse.
Alors que les autres régions de France s’éveillaient au golf avec une lenteur consommée, la Côte Basque frémissait de projets. Ainsi, avant la fin du XIXème siècle, un deuxième parcours fut dessiné par le Baron de l’Espée aux portes de Biarritz, sur la commune de Bidart. Mis en chantier en 1914, il disparaîtra dans les feux de la première guerre mon-diale. A Saint-Jean-de-Luz, c’est un 9 trous, le golf de la Sainte-Barbe, qui verra le jour en l 893 avant de sombrer quelques années plus tard sous les sirènes -déjà de l’immobilier de prestige. De la disparition de la SainteBarbe naquit le golf de la Nivelle sur la commune de Ciboure, un port de pêche limitrophe à Saint-Jean-de-Luz. Éternel cycle des résurrections. C’est au pied du massif de la Rhune que La Nivelle déroule ses fairways accidentés au sommet desquels les visiteurs découvrent entre deux swings les panoramas somptueux ouvrant sur l’océan et la chaîne des Pyrénées.
Après un exil à Paris, au golf de la Boulie, le Biarrot Arnaud Massy revint au pays et choisit comme villégiature le premier étage du pro-shop de la Nivelle. Un retour aux racines pour pouvoir transmettre aux enfants sa connaissance du jeu et du maniement de la canne (nom donné par les anciens aux clubs). Grâce à ce joueur et professeur d’exception, la Nivelle devint le creuset du golf basque. Arnaud Massy était autoritaire, inflexible, dur à la tache. A la sortie de l’école, les enfants des maisons proches du chalet basque Lohobia, transformé en clubhouse, se précipitaient néanmoins pour suivre avec· attention l’enseignement du maître. Devenus professeurs, ces enfants, les Garaialde, les Pa Ili, les Alsuguren, les Saubaber … portèrent ensuite la bonne parole dans la France entière. Les Basques étaient partout: de Fontainebleau à Cannes, de Lyon à Brest.
Arnaud Massy reprit ensuite son bâton de pélerin et s’installa au golf d’Etretat (Seine-Maritime), sa dernière demeure. A l’annonce de sa disparition à l’âge de quatre vingt-un ans, la municipalité de Ciboure lui attribua le nom de la rue qui longeait le golf de La Nivelle. L’ancien caddy Arnaud Massy était devenu une personnalité à l’égal du compositeur Maurice Ravel, grande figure de Ciboure. Il n’y avait qu’au Pays Basque où un tel hommage au golf pouvait être rendu.
C’est un hommage involontaire aux origines du golf que rend le parcours de Chiberta, à Anglet. Hommage à ses premiers parcours, appelés links, qui étaient construits le long des rivages, dans le sable des dunes. Tom Simpson, un des maîtres de l’architecture anglaise, a su marier avec subtilité les trous dessinés dans les pins avec une séquence de six trous sur le front de mer. Un compromis qui oblige les amoureux du jeu à une palette de coups inconnue sur les autres parcours du Pays Basque.
Tom Simpson n’avait fait que suivre les recommandations de son commanditaire, le Duc de Windsor: « Monsieur l’architecte, créez sur ces terres le plus beau golf du monde ». Le pari était audacieux. Chiberta ne fut pas le plus beau golf du monde mais il est, aujourd’hui, un des plus fréquentés de France. C’est un signe qui ne trompe pas.
A Chiberta, le chemin qui mène d’un tee de départ au trou n’est pas toujours la ligne droite. Il faut savoir jouer avec les éléments pour retrouver sa balle en jeu. Savoir « travailler » la balle, la faire tourner tantôt à gauche, tantôt à droite, la faire partir très basse contre le vent et s’appuyer sur les conseils prodigués par les habitués. Ainsi, au 14, un long par 5 qui longe la plage, les joueurs locaux vous incitent souvent à driver droit sur le phare de Biarritz, c’est-à-dire droit sur la mer pour que la balle portée par les vents dominants revienne dans une courbe harmonieuse sur le fairway. Si les golfeurs se battent contre le vent qui souffle en rafales de l’océan, le parcours tente pour sa part de résister aux assauts du sable qui gagne sournoisement sa bataille contre le golf.
Inauguré en 1926, le golf de Chiberta connut son âge d’or dans les années 30. Les longues limousines encombraient son parking et les chauffeurs se réunissaient dans un bar, construit à leur attention, pour tuer le temps en attendant des heures durant le retour de leurs maîtres, le visage rougi par les embruns. Puis, ce fut une longue agonie. Le trèfle avait envahi les fairways. Chiberta se mourrait, oublié. Jusqu’aux années 70, où sous l’impulsion d’un nouveau directeur, Jean-Baptiste Ellisalde, le club d’Anglet allait, année après année, reconquérir le coeur des golfeurs et retrouver ses fastes d’antan. Aujourd’hui, malgré un clubhouse minuscule, que certains n’hésitent pas à trouver indigne d’une telle merveille, et d’un practice sur eau peu propice à l’entraînement, Chiberta a retrouvé une santé insolente. Car malgré un nombre de membres très élevé, à faire pâlir de jalousie tous les directeurs de golfs de l’Hexagone, Chiberta accueille chaque jour les visiteurs de passage. Les temps ont changé comme le rappelle un ancien membre: « Il y avait vingt ans, personne n’attendait son départ au tee du 1 « .
Au Pays Basque, le golf est une histoire d’hommes. A Chantaco, c’est même l’histoire d’une famille. Trois générations qui ont marqué de leur empreinte le joyau de Saint-jean-de-Luz. Trois syllabes, Lacoste, qui allaient faire le tour du monde. Et triple activité pour le plus célèbre d’entre eux, René, grand tennisman des années 30, créateur de la chemise frappée du célèbre crocodile vert et propriétaire du golf de Chantaco. Une famille vénérée et respectée par les quarante-quatre joueurs professionnels qui ont été formés à Chantaco. Ouand ils évoquent la mémoire du mousquetaire du tennis, ils l’appellent d’une émotion contenue: « Monsieur Lacoste ». Au respect du père s’est ajouté celui de sa fille, Catherine. « La Grande Catherine » comme l’avait surnommée un journaliste américain au lendemain de sa victoire, en 1967, à l’US Open féminin de golf alors qu’elle n’était qu’amateur.
Par cette saga familiale, Chantaco reste unique dans le paysage golfique français. Inauguré le l er novembre 1928 par un match exhibition par équipes entre les Français Arnaud Massy – Jean Gassiat et les frères anglais Percy et Audrey Boomer, Chantaco n’a jamais changé de mains. Son fondateur René Thion de la Chaume a seulement transmis le patrimoine familial à sa fille Simone, épouse de René Lacoste. La grande Catherine, aujourd’hui présidente du club, peut être rassurée. Les quatorze petits-enfants assureront la relève et Chantaco et ses quarante mille arbres perpétueront la tradition familiale et l’esprit du jeu.
A Arcangues, l’esprit de famille se transmet depuis un millénaire. Les Arcangues, qui donnèrent leur nom au ravissant petit village de l’arrière- pays, y sont installés depuis l 150. Le château familial se dresse à l’ombre du trou n° 15 de ce jeune golf, ouvert en 1991, que la famille, guidée par Guy d’Arcangues, ancien membre de l’équipe de France amateur, a créé pour garder intact les terres ancestrales et résister aux promoteurs immobiliers. Car ce village si pittoresque que des Parisiens le choisissent pour s’y marier, attisait la convoitise des investisseurs.
Comme à Bassussary, autre création des années 90, le dessin du parcours a été confié à un Américain. De la terrasse du clubhouse qui embrasse la chaîne des Pyrénées, les fairways en dévers, les larges bunkers et les obstacles d’eau témoignent d’un dessin compliqué, peu propices à des exploits à répétition.
Sur la place de l’église, entre fronton et auberges à colombages teintés au sang de boeuf, les stèles discoïdales en pierres ouvragées du petit cimetière où est enterré le chanteur Luis Gonzalez, alias Luis Mariano, témoignent du mystère qui entoure le peuple basque dont les origines se fondent dans la nuit des temps.
Depuis des années, aucun nouveau parcours ne s’est ouvert entre Bayonne et Biarritz. Serait-ce le signe du déclin du golf basque? Non. Même si les caddies, vivier d’antan, ont disparu, de nouvelles générations peaufinent leurs swings dans le centre d’entraînement d’llbarritz ou sur les fairways rustiques du petit golf d’Epherra. Ces enfants ne sont plus fils de paysans ou de pêcheurs. Ils n’ont plus la rage de vaincre de leurs ancêtres mois ils ont acquis leur expérience. Un savoir inestimable que leurs parents ont transmis lors des veillées familiales en évoquant les longues histoires de tournois, de coups extraordinaires et de voyages aux quatre coins de l’Europe. Cent ans d’épopée sons laquelle le golf français n’existerait pas.
Bordeaux est la capitale mondiale du vin. Du monde entier, les oenologues avertis s’y retrouvent pour se délecter de son nectar divin. Chaque année, les cent mille hectares de vignobles du Bordelais produisent cinq cents millions de bouteilles destinées au marché planétaire des fins palais. Médoc, Saint-Emilion, Côtes, Graves, Saint-Julien … les vins rouges, blancs et rosés font tourner les têtes des amoureux des plaisirs de la bonne chère. Car les vins de Bordeaux sont les meilleurs du monde. C’est en 1855 que les courtiers travaillant pour les négociants établirent une classification des grands crus qui, près d’un siècle et demi plus tard, ne souffre d’aucune contestation. Un seul vin, le Mouton-Rothschild, réussit, en 1973, son examen d’entrée à cette liste prestigieuse des meilleurs crus de la planète. Château-Lafite, Château-Margaux, Château-Latour, Château Haut-Brion … A Bordeaux, le vin est indissociable de ces demeures de maîtres qui dominent les vignobles. La pierre et la vigne, symboles de la richesse du bordelais.
Au jeune golf du Pian-Médoc ou Golf du Médoc Resort, les magnums, jeroboams ou mathusalems des grands crus classés décorent le bar du clubhouse et la cave du restaurant est une des mieux fournies en grands crus avec celle … d’Augusta National, aux Etats-Unis, théâtre chaque année au mois d’avril du Masters. Dès son origine, le Pian-Médoc a misé sur la richesse vinicole de la région pour se tailler une réputation qui a traversé les frontières. Sur le parcours des Châteaux, chaque tee de départ porte le nom d’un cru du Médoc et lors du dernier open de France, de gigantesques bouteilles (en plastique bien entendu) placées sur le practice servaient de repères de distance aux joueurs professionnels.
Le parcours des Châteaux est un véritable links « inland » dessiné par l’architecte américain Bill Coore avec la collaboration du champion américain Ben Crenshaw, et sa végétation de genêts bordant les fairways rappelle les parcours de bord de mer irlandais ou écossais. L’architecte américain qui débuta avec Pete Dye a joué avec les vents de l’océan Atlantique pour dessiner un 18 trous stratégique, renforcé par des greens à la lecture délicate. L’autre 18 trous, les Vignes, oeuvre du Canadien Rod Whitman, s’est glissé à l’ombre bienfaisante d’une forêt de pins. Grâce à deux éditions d’un tournoi de doubles, inscrit au calendrier du circuit européen, et à l’édition de l’Open de France 1999, des centaines de joueurs professionnels ont été élevés au rang d’ambassadeurs du Médoc à l’étranger. Pour preuve Angel Cabrera, vainqueur du concours du drive lors du dernier Open de France, est retourné en Argentine, lesté de son poids en vins de Bordeaux, soit quatre-vingts bouteilles de grands crus. Une belle publicité pour ces vignobles d’exception du côté de Buenos Aires.
Avec la création dans les années 80-90 du golf du Médoc, de Caudéran, de Gujan-Mestras, de Lacanau, du Graves & Sauternais (le bien nommé), et de Bordeaux Lac (ce dernier sous l’impulsion du maire tennisman-golfeur, Jacques Chaban-Delmas), le golf a quitté l’espace confiné du Golf Bordelais, le club de la haute bourgeoisie de la Gironde. Créé ou début du siècle sur un ancien tir aux pigeons, le parcours du Golf Bordelais possède encore les caractéristiques du golf à l’ancienne. Trous courts et greens peu profonds dons un porc arboré. Avec ses 4 700 mètres pour un par 67, le Golf Bordelais ne semble plus correspondre aux caractéristiques du golf moderne. Car aujourd’hui, les golfeurs veulent de la distance, encore de la distance, toujours de la distance pour foire « claquer » leur bois en titanium. A condition évidemment que les fairways soient suffisamment larges pour les « arroser » copieusement à grands coups de hooks et de slices. Au Golf Bordelais, ces golfeurs « new age » se sentent un peu frustrés. Car le jeu, ici, exige plus de subtilité que de force, plus de placement que de distance.
Pour satisfaire leur désir de puissance, les golfeurs prennent le week-end la route de la mer, vers le bassin d’Arcachon où tout Bordeaux se portage entre les stations balnéaires d’Arcachon et du Cap Ferret et entre les golfs de Gujan-Mestras et d’Arcachon. Le premier, dessiné par le Français Alain Prat , est à « l’américaine » avec ses sept étangs pour du golf cible, le second, un parcours à « l’anglaise » est au pied de la dune de Pylat qui culmine à cent quinze mètres au-dessus de l’océan.
Si ces deux parcours ne sont qu’à quelques kilomètres l’un de l’autre, près d’un siècle les sépare sur l’échelle du temps. En effet, les premiers trous du golf d’Arcachon, aujourd’hui disparus, furent créés en 1895, par un pasteur de l’église anglicane, le révérend Samuel Radcliff. Après la seconde guerre mondiale, les plus grandes familles d’Arcachon se cotisèrent pour recréer un golf et firent appel à un grand manieur de pince à balles, le Basque Pierre Hirigoyen, chargé de dénicher le site idéal qu’il finit par trouver sur la commune de la Teste-sur-Buch. Trou par trou, année par année, le golf prit forme et les membres fondateurs durent montrer des trésors d’imagination pour disputer des parties dignes de ce nom sur trois trous, ensuite sur cinq trous, puis sur neuf avant de boucler un vrai dix-huit trous sans l’obligation de repasser par la case départ toutes les demi-heures.
Cette prudence est de l’histoire ancienne. Désormais, les parcours se construisent d’un seul tenant. Et le golf est inauguré dès le programme initial totalement achevé. A la condition de satisfaire toutes les exigences administratives qui ne manquent pas de surgir quand le parcours touche au littoral. Ainsi, à Moliets, dans les Landes, le syndicat d’aménagement de la Côte d’Aquitaine imposa à Robert Trent Jones un sévère cahier des charges afin que les pins qui font face à l’océan soient conservés. Une heureuse initiative qui donne à ce 18 trous de 6172 mètres son cachet landais grâce à ses larges fairways taillés dans la pinède et à ses « tues », des monticules dunaires avec lesquels l’architecte américain a su jouer à merveille. Avec ses quatre trous de bord de mer, du 13 au 16, Moliets est avec Saint-Jean-de-Monts, en Vendée, Chiberia dans les Pyrénées-Orientales, l’un des trois véritables links de l’Atlantique.
En descendant vers le pays basque, le route est une immense ligne droite de cent kilomètres qui traverse les forêts de pins des Landes. Cette longue bande de bitume à l’accent monotone conduit à Biarritz et en Espagne. Juste avant l’entrée dans le Pays Basque, les passionnés de la petite balle blanche quittent la route principale et se dirigent vers le village de Capbreton pour rejoindre le golf de Seignosse.
Un véritable monument dressé à la gloire du golf. Merveilleux, ortueux, magnifique, sadique, les qualificatifs les plus extrêmes désignent ce joyau niché dans la forêt landaise. Preuve d’un très grand parcours. Car quel golf au tracé médiocre déclencherait les passions? En fin connaisseur, José Maria Olazabal vient de Fontarrabie en Espagne s’y entraîner quand son calendrier de tournois lui permet quelques jours de repos. Le double vainqueur du Masters peut y travailler son jeu de fers, réputé pour être un des meilleurs du monde.
A Seignosse, c’est la précision absolue qui dicte un bon score. Car l’architecte américain Robert Von Hagge a compliqué à l’excès les doglegs, les attaques de greens et les dévers. Face à ces épreuves infligées à leur swing fragile, les joueurs moyens ont vite fait de critiquer le dessin du parcours. Leur mauvaise carte de score digérée, ils corrigent leurs propos en louant la beauté de ce parcours vallonné, tracé au milieu de la forêt, quand les rayons du soleil traversent les futaies. Et se promettent de revenir pour tenter de mettre une autre fois le monstre à genoux.
Ouand les golfeurs bordelais sont rassasiés de mer, de sable et de grandes pinèdes, ils aiment s’aventurer dans les vignobles qui courent sur des dizaines de kilomètres sur les deux rives de la Garonne, traverser Sauternes et rêver devant le Château Yquem, le vignoble qui produit le vin blanc liquoreux le plus savoureux au monde. Un nectar des dieux chanté pendant près de cent pages d’une langue admirable par le philosophe Michel Serres dans son livre « Les cinq sens ». C’est accompagné par le foie gras du Périgord que le Château Yquem révèle la subtilité de son bouquet. Comme celui que prépare le chef cuisinier des Fresques, le restaurant gastronomique du golf du château des Vigiers, à Monestier en Dordogne. La terrasse de ce restaurant fait face au parcours dessiné par l’architecte britannique Donald Steel. On est à cent kilomètres de Bordeaux, au cœur du terroir. Lars Petersson, propriétaire des lieux, est le premier à être tombé amoureux de ce château que l’on appelait « le petit Versailles » au XVllème siècle, bien qu’il n’existe aucune ressemblance avec le palais du Roi Soleil. Pour redorer le blason de ce petit ,château à la Mansart, cet ancien armateur suédois a investi près de cent millions de francs pour le confort de ses hôtes, étrangers pour la plupart, qui partagent leurs loisirs entre les 18 trous bordés de pruniers et la pêche aux barbeaux dans un lac du parcours. Aux Vigiers, les golfeurs mènent la vie de château. Et, le soir, à la lumière des chandelles, les vins capiteux dansent dans les verres à bordeaux, évidemment!